Stéphanie Ledoux, CEO Alcyconie, interviewée dans Global Security Mag à l’occasion du FIC

L’édition 2020 du FIC sera l’occasion pour Alcyconie de présenter son offre de services intégralement tournée vers la gestion et la communication des crises et cybercrises. Stéphanie Ledoux CEO & Founder d’ALCYCONIE estime que nombreuses sont les entreprises qui ressortent grandies d’une crise, parce qu’elles ont su la gérer avec pertinence, montrer qu’elles étaient en capacité d’affronter des situations complexes sans flancher !

Global Security Mag : Quelle sera votre actualité lors du Forum International de la Cybersécurité 2020 ?

Stéphanie Ledoux : Le FIC est pour Alcyconie l’occasion de présenter son offre de services intégralement tournée vers la gestion et la communication des crises et cybercrises.

Pure-player de la gestion de crise et cybercrise et forts de notre longue expérience de la communication et de la gouvernance des crises, nous accompagnons nos clients sur les enjeux nouveaux du risque numérique. Notre approche résolument organisationnelle est articulé autour de deux axes clairs : 1/ se préparer et se former – 2/ réagir, faire face et gérer.

Nous accompagnons ainsi nos clients très en amont, convaincus que l’entrainement, la formation et la préparation sont les marqueurs d’une gestion de crise efficace et sommes également à leur côté en cas de situation dégradée, pour leur apporter notre regard et notre expertise, leur permettre de confronter certaines orientations tactiques ou les épauler dans la définition de leur stratégie de communication de crise.

Global Security Mag : Selon-vous, comment l’humain peut-il être acteur de la cybersécurité, alors qu’il est essentiellement regardé aujourd’hui comme victime ou comme auteur ?

Stéphanie Ledoux : Face à une crise cyber, les outils et mesures techniques s’avèrent efficaces. Mais insuffisants. C’est bien l’humain, sa réactivité, ses réflexes qui permettront de limiter les impacts et les conséquences d’un incident numérique. Avoir la bonne réaction, rapidement lancer ses contre-mesures, savoir prendre des décisions dans l’incertitude, communiquer au moment opportun et avec justesse, piloter une riposte opérationnelle efficace… autant de dimensions qui font des collaborateurs les clés de voûte de la gestion de crise.

Global Security Mag : Quels conseils pourriez-vous donner aux organisations pour qu’elles parviennent à impliquer les décideurs et sensibiliser leurs utilisateurs ?

Stéphanie Ledoux : Nous sommes convaincus que pour sensibiliser, pour faire prendre conscience des risques et du fait que la crise cyber peut s’avérer moins dramatique qu’on ne l’entend ou le lit chaque jour, s’y confronter reste la plus efficace des solutions. La mise en situation, à tous les niveaux de l’organisation, constitue la plus formatrice des sensibilisations. Exercices de gestion de crise, démonstrations d’attaques, campagnes de phishing… la listes des possibles est large et permet de faire preuve de créativité dans la manière d’aborder le sujet en interne, avec ses partenaires et sous-traitants ! Car c’est bien toute la chaine de valeur qui doit être entrainée et sensibilisée.

Global Security Mag : Comment les technologies doivent-elles évoluer pour une sécurité au plus près de l’utilisateur ?

Stéphanie Ledoux : Plus qu’une évolution pour être au plus près de l’utilisateur, les technologies doivent s’intégrer pleinement dans le quotidien et les usages des collaborateurs. La sécurité implique encore trop souvent un bridage des outils ou des usages. Nous avons la conviction qu’en 2020, il n’est pas illusoire de penser qu’il doit être possible de faire rimer sécurité avec fluidité et expérience utilisateur !

Global Security Mag : Quelles actions les acteurs de la cybersécurité peuvent-ils mettre en place pour attirer de nouveaux talents ?

Stéphanie Ledoux : Nous devons valoriser la richesse et la diversité des métiers et activités que recouvre la cybersécurité. Elle est encore trop souvent perçue comme un ensemble de mesures techniques, de solutions logicielles… comme une filière pour les profils SI en somme. Cela masque une réalité bien plus vaste et des métiers Ô combien nombreux et passionnants : communicants, juristes, responsables de la continuité d’activités, analystes… Il nous faut déconstruire les clichés, illustrer le champ des possibles et l’accessibilité de la filière à des profils divers.

Global Security Mag : Selon vous, à quoi pouvons-nous nous attendre en termes d’attaques et de défense pour 2020 ?

Stéphanie Ledoux : Dans un contexte de sensibilité extrême de l’opinion publique et d’embrasement des sphères médiatiques, les fake news constituent un risque certain pour les organisations. Les fake news ne concernent plus uniquement la politique, la géopolitique ou la société civile mais s’étendent au monde de l’entreprise. Les organisations doivent prendre en compte ce risque nouveau et intangible face auquel les solutions de sécurité ne peuvent pas lutter.

Global Security Mag : Quel message souhaitez-vous transmettre aux RSSI ?

Stéphanie Ledoux : Devoir affronter une crise cyber n’est pas une fin en soi. Ce qui peut s’avérer fatal est de ne pas savoir y faire face : vos collaborateurs, vos clients, vos parties-prenantes vous le pardonneront difficilement. Cela est parfois difficile à concevoir mais nombreuses sont les entreprises qui ressortent grandies d’une crise, parce qu’elles ont su la gérer avec pertinence, montrer qu’elles étaient en capacité d’affronter des situations complexes sans flancher !

L’interview est à retrouver sur le site de Global Security Mag.

Par |2020-05-18T23:00:56+02:0023/01/2020|Article|
En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies destinés à vous proposer des vidéos, des boutons de partage, des remontées de contenus de plateformes sociales. Accepter