Alcyconie a récemment pris part à une mission stratégique à Bruxelles
Alcyconie a récemment pris part à une mission stratégique à Bruxelles, menée par Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne, et Jérôme Très-Hardy, élu régional, aux côtés d’une délégation réunissant le Pôle d’Excellence Cyber, Bretagne Cyber Alliance, ainsi que plusieurs acteurs majeurs de la filière cyber française : Sekoia.io, DIATEAM, Almond et Wallack.
Cette mission avait un objectif clair : porter la voix des entreprises bretonnes de la cybersécurité au plus près des institutions européennes, là où se construisent les cadres réglementaires, industriels et stratégiques qui façonneront durablement l’avenir du secteur.
Durant ces deux jours, la délégation a pu échanger avec de nombreux interlocuteurs clés : la DG DEFIS, la DG CONNECT – notamment avec Despina Spanou, le bureau IA, la DG Emploi, la Représentation française auprès de l’OTAN ainsi que le cabinet du Commissaire européen à la Défense.
Des échanges directs et approfondis, marqués par une réelle écoute des réalités opérationnelles, des contraintes terrain et des alertes portées par les entreprises.

Les messages clés portés par Alcyconie
À cette occasion, Alcyconie a défendu plusieurs enjeux structurants pour l’émergence d’une filière cyber européenne robuste et crédible.
L’asymétrie réglementaire européenne, tout d’abord : développer une entreprise cyber en Europe ne revient pas à conquérir un marché unique, mais à évoluer dans un paysage fragmenté, composé de 27 cadres nationaux distincts. Là où la réglementation pourrait devenir un puissant levier de compétitivité et de passage à l’échelle, elle constitue encore trop souvent un frein au développement.
Les enjeux cognitifs à l’ère des conflits hybrides, ensuite : au-delà des infrastructures et des systèmes d’information, les capacités cognitives — individuelles comme collectives — sont désormais un terrain d’affrontement à part entière. La question n’est plus de savoir si l’Europe est concernée, mais comment elle se dote d’une réponse stratégique face à ces formes d’infiltration silencieuse.
Alcyconie a également souligné la nécessité de catalogues européens de référence, sur le modèle d’OURANOS, afin de faciliter et d’accélérer le recours à des solutions européennes, en renforçant la visibilité et la lisibilité de l’offre existante.
Autre point clé : la reconnaissance européenne des qualifications et certifications, indispensable pour instaurer la confiance, soutenir la montée en maturité des acteurs et permettre un véritable passage à l’échelle à l’échelle continentale.
Enfin, l’usage de l’intelligence artificielle a fait l’objet d’un message clair : l’enjeu n’est pas de freiner l’innovation, mais de promouvoir un usage régulé et maîtrisé de l’IA, afin d’éviter la création de nouvelles vulnérabilités organisationnelles — et un affaiblissement durable de nos capacités cognitives.
Un moment décisif pour l’Europe
Cette séquence bruxelloise l’a rappelé avec force : la cybersécurité n’est plus un simple sujet technique. Elle se situe aujourd’hui au croisement d’enjeux économiques, industriels, stratégiques, cognitifs et politiques majeurs.
Un momentum unique s’ouvre pour l’Europe.
La question n’est plus de savoir s’il faut structurer une filière cyber européenne forte, crédible et souveraine, mais d’agir maintenant. Les décisions prises aujourd’hui conditionneront durablement notre capacité collective à protéger nos organisations, à soutenir l’innovation et à préserver notre autonomie stratégique.
C’est à cette condition que l’Europe pourra transformer ses ambitions en capacités réelles — et faire de la cybersécurité un véritable levier de puissance et de résilience.
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