Article écrit par Pascale Paoli Lebailly pour La Tribune.

La lecture fantasmée de la valorisation des entreprises, c’est fini !

Développée sur fonds propres pendant quatre ans, la start-up malouine Alcyconie revendique plus de 90 clients en France, en Europe et aux États-Unis et souhaite s’imposer comme le leader européen de la cyber résilience.

Moins d’argent venu des banques et hausse des taux, moins de campagnes de financement participatif (crowdfunding) parce que les critères ont changé : pour les jeunes pousses de la tech, ce sont autant de guichets d’investissement en moins. Et plus de difficultés à réunir des fonds.

L’heure de l’argent facile et de l’économie de haut de bilan est révolue : les jeunes entreprises doivent davantage convaincre par leur croissance et des chiffres réels que sur un potentiel ou un concept. « Cela a du bon, cela oblige les start-ups à être plus responsables de leurs résultats » jugeait en janvier dernier Hugues Meili, président-directeur général de Niji, spécialiste des services numériques, lors d’une discussion du club ETI Bretagne sur la collaboration avec les start-ups. « On a laissé croire que l’innovation ne pouvait être qu’hors-sol. L’économie de bas de bilan s’avère plus saine » ajoute-t-il. Au-delà du développement technologique et de la preuve de concept, le passage compliqué à la rentabilité peut aussi inspirer des modèles alternatifs.

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